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Glossaire de Didactique de A à H

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Travail trouvé sur le forum d'enseignant du primaire et remis en forme par mes soins !!

Activité d’apprentissage

Situation planifiée par l'enseignant et proposée à l'élève pour l'aider à atteindre un objectif d'apprentissage.L'activité d'apprentissage comporte généralement une ou plusieurs tâches à accomplir.Dans le modèle proposé ici, elle se structure en quatre temps : mise en situation, expérimentation,objectivation, réinvestissement.

AIS
Adaptation et Intégration Scolaire

A = adaptation = RASED
I = intégration : handicap reconnu par les commissions émanant de la Commission Départementale de l’Education Spécialisée ( Commission de Circonscription de l’Enseignement préélémentaire et élémentaire CCPE)
- classes EN = CLIS 1 2 3 4 puis UPI en secondaire maîtreü
- hors EN : IME, Institut de rééducation, hôpital de jour ... (structures avec prix de journée sécurité sociale)

Analphabétisme
L'analphabétisme est la méconnaissance totale des techniques d'utilisation de l'écrit et qui est dû à l'absence de scolarisation.

Anaphore
Reprise d'un segment du discours par un autre placé après. L'anaphore peut être :
- lexicale (reprise d'une unité lexicale par une autre unité lexicale : synonyme, périphrases...)
- grammaticale (reprise par un pronom).

Apprenant
La "nouvelle" façon de concevoir l'enseignement ; c'est-à-dire passer d'une pédagogie centrée sur le professeur à une pédagogie centrée sur l'élève a entraîné une modification dans le langage. Le terme d'élève désigne une situation sociale, un enfant dont le statut social est de fréquenter l'école, même s'il ne suit pas les cours convenablement. Des enseignants en stage ne sont pas des élèves puisqu'ils possèdent un métier ; par contre ils apprennent quelque chose, ils sont donc en situation d'apprenant.

Apprendre
• Écouter et comprendre, retenir et appliquer,
• S’exercer à effectuer des tâches dont la difficulté est graduée…
• Chercher et entreprendre, faire des hypothèses, essayer différentes stratégies…Retenons que l’apprenant doit s’approprier des savoirs, quelle que soit la méthode d’enseignement.

Apprentissage
En didactique, ce terme ne possède pas la même signification que celle du langage courant. Le nom apprentissage désigne le mécanisme par lequel l'activité, même mentale, de l'apprenant va lui permettre de développer des compétences nouvelles

Apprentissage interdisciplinaire
Apprentissage relatif au programme d'études concerné et ayant un lien direct et explicite avecun objectif d'un autre programme d'études (généralement suivi parallèlement par l'élève).

Apprentissage transdisciplinaire
Apprentissage qui, sans appartenir explicitement au programme d'études concerné ou à un autre programme, présente une utilité dans l'ensemble des programmes et est transférable à n'importe quel contexte. Les apprentissages technologiques n'entrent pas dans cette catégorie. Il s'agit, essentiellement, d'apprentissages relatifs à la méthodologie du travail et à la structuration de la pensée .

Autodidaxie
Le terme s’applique aux apprentissages réalisés en dehors de tout dispositif éducatif formel (université, école, …) et sans l’intervention d’un agent éducatif institué.L’autodidaxie comme mode d’apprentissage exige donc une autonomie complète de la part des sujets. Elle implique une nouvelle relation au savoir, caractérisée par la nécessité d’assumer soi-même l’ensemble des fonctions d’enseignement (didactique) habituellement dévolues à un tiers.

Autonomie
L’autonomie peut se définir comme capacité à se déterminer en toute indépendance, à faire des choixL’autonomie résulte à la fois d’un développement (affectif, social, moral, intellectuel, psychomoteur) et d’un apprentissage. Elle se construit progressivement dans la relation au monde physique et social, et cette relation est médiatisée par la tutelle de l’adulte ou de l’enseignant, parfois aussi des aînés et des pairs.
- En enseignement, aptitude d’un individu à exécuter seul la tâche demandée .
- En philosophie morale, l’autonomie désigne la capacité du sujet de se donner à lui-même des règles, au lieu de se les voir imposées par autrui (hétéronomie).
- Le travail autonome désigne une méthode pédagogique dans laquelle l’élève évolue librement ou en équipe vers les objectifs qui lui ont été présentés, en choisissant les méthodes et les types d’activités qui lui paraissent les mieux appropriés
Conditions de l’autonomie :
• La volonté chez l’élève de se passer du maître,
• La volonté chez le maître d’aider l’élève à se passer de lui (en lui offrant un espace de liberté)
• Des compétences acquisesFormes et degrés d’autonomie
• Autonomie matérielle et pratique (ranger ses affaires)
• Autonomie intellectuelle (poser des questions)…
• Statut d'égalité en droit, des membres d'une même communauté
• Jouissance individuelle de droits civils• Participation à la décision politique
• Connaissance de ces droits et devoirs• Liberté de pensée dans l'exercice du jugement

Autonomisation
Processus par lequel l’apprenant augmente son degré d’autonomie, en développant progressivement sa capacité à conduire son processus d’apprentissage indépendamment du processus d’enseignement.

Béhaviorisme
Doctrine de Watson, selon laquelle l'objet de la psychologie est exclusivement limité aux données observables du comportement extérieur, moteur, verbal, glandulaire, avec élimination totale de la conscience, sans aucun appel à l'introspection, ni aux processus physiologiques externes.

Bilinguisme
Maîtrise et/ou usage de deux langues. L’individu bilingue est celui qui en plus de sa première langue, possède une compétence comparable dans une deuxième langue et qui est capable d’utiliser l’une ou l’autre, en toutes circonstances, avec une efficacité semblable.
Ceci le différencie de la diglossie : utilisation de la deuxième langue déterminée par un type de situations, le locuteur ne possédant dans cette langue, qu’une maîtrise restreinte, fortement liée à des besoins spécifiques.
Les atouts du bilinguisme
-capacités langagières développées
-développement cognitif et social-flexibilité-structure plus diversifiée de l’intelligence
Les limites du bilinguisme
Il y a trois modalités d’enseignement très différentes :
*les classes dites d’immersion
*une partie de l’enseignement seulement est fait dans la deuxième langue
*l’établissement propose l’enseignement de deux langues et le résultat n’est pas garanti

B.O.
Bulletin Officiel. Publié par le Ministère, rassemble les textes réglementaires. Il est normalement archivé dans chaque école. Le site en ligne permet de faire des recherches.

But (finalité)
Intention générale d’une formation d’une action d’une politique.

Capacité
Acte mental qui permet d’accomplir un comportement intellectuel ou une démarche en adéquation avec une situation donnée. C’est une potentialité très générale. Elle n’est ni observable ni évaluable mais se manifeste à travers s des comportements. Leur développement implique l’assimilation de nouveaux savoirs et savoir-faire et leur intégration à l’ensemble de la personnalité.Activité intellectuelle stabilisée et reproductible dans des champs divers de connaissance ; terme utilisé souvent comme synonyme de « savoir-faire ». Aucune capacité n'existe « à l'état pur»et toute capacité ne se manifeste qu'à travers la mise en œuvre de contenus.

CAPSAIS
Certificat d'Aptitude Pédagogique Spécialisé pour l'Adaptation et l'Intégration Scolaire.
C'est le diplôme des instituteurs spécialisés chargés de la rééducation ou des diverses classes spécialisées.
Il en existe plusieurs options :
- CAPSAIS A : handicap auditif
- CAPSAIS B : handicap visuel
- CAPSAIS C : handicap moteur
- CAPSAIS D : handicap psychologique
- CAPSAIS E : aide pédagogique
- CAPSAIS F : aide pédagogique pour les adolescents
- CAPSAIS G : rééducation

Citoyen
Le rapport du citoyen à l'intérêt général se nomme vertu
- Statut d'égalité en droit, des membres d'une même communauté- Jouissance individuelle de droits civils
- Participation à la décision politique
- Connaissance de ces droits et devoirs
Liberté de pensée dans l'exercice du jugement.

Civilité
Respect des règles et des usages : elle concerne les relations sociales à l’intérieur d’un groupe (être poli, attendre son tour…). Cette civilité peut être de pure forme, et la notion de sociabilité ajoute l’idée d’une réelle capacité d’attention à autrui (refuser l’exclusion, partager des responsabilités…).

Classe d’application
Classe de l’école primaire dont le titulaire est un maître-formateur. Cette classe reçoit des stagiaires de l’IUFM en formation, elle n’est donc pas une classe expérimentale. Le titulaire de la classe est déchargé 8 heures par semaine (DMA : décharge du maître d’application ou maître-formateur, on dit parfois « Modulant »). Pendant ce temps, il est remplacé par un enseignant (qui travaille en général sur trois classes d’application). Quand une école comporte au moins trois classes d’application, elle devient école d’application avec à sa tête un directeur (DEA : directeur d’école annexe ou d’application) qui est également un maître formateur. Certaine écoles anciennement rattachées aux Ecoles Normales d’Instituteurs (y compris budgétairement) sont des écoles dites « annexes ». Il n’y a en général que des classes d’application dans ces écoles.

Classe transplantée
Classe de l’enseignement primaire fonctionnant avec son effectif complet et son maître, dans un lieu différent de ses activités habituelles. Nées en 1953 sous la forme des classes de neige, les classes de découverte ont progressivement étendu leurs activités à des lieux de plus en plus diversifiées, mais ont vu leur régime unifié par une circulaire du 17 septembre 1982.
Fondées au départ sur le principe de tiers-temps pédagogique, illustrations de la pédagogie de l’éveil, elles intégraient dans une logique de projet et d’ouverture de l’école la conception d’une éducation globale croisant toutes les disciplines et toutes les activités.
Vers le milieu des années 80, le principe de dépaysement fut mis au service d’activités organisées autour d’un thème fédérateur plus proche des enseignements scolaires eux-mêmes. Cela se fonda sur des orientations nationales (enseignement artistiques) ou locales. Puis l’appel aux partenariats et aux intervenants extérieurs se développa.
Le BO du 25 septembre 1997 modifie le principe pédagogique des classes transplantées : elles deviennent des classes d’environnement, préoccupations pluridisciplinaires liées sur le thème de l’environnement et de la sécurité.

CLIN
Classes d’initiation, souvent ouvertes, qui assurent l’intégration des élèves non francophones.
En l’absence d’une CLIN, on peut organiser un CRI (Cours de Rattrapage Intégré).

CLIS
Classe d'Intégration Scolaire
Remplacent peu à peu les classes de perfectionnement. Ce sont des classes d’intégration scolaire. Elles sont parfois spécialisées. Par exemple : CLIS 2 pour les handicaps auditifs, CLIS 3 pour les handicaps visuels, CLI 4 pour les handicaps moteurs. Ces classes ne devraient pas compter plus de 12 élèves. Les effectifs de ces classes sont comptés «à part».

Cognitivisme
Du latin cognitio : apprendre à connaître. Les cognitivistes s'opposent aux béhavioristes dans leur façon d'expliquer le comportement humain. Les cognitivistes pensent que l'individu agit en fonction de besoins, et se fixe des buts qu'il essaie d'atteindre. Toute leur explication du comportement humain est basée sur ce que l'on appelle les variables internes: motivation, désir, besoins, représentations... alors que les béhavioristes s'interdisent d'utiliser ces variables pour expliquer le comportement.

Cohérence / Cohésion
La cohésion se manifeste au niveau local, phrase à phrase :
- la chaîne référentielle (emploi de substituts lexicaux ou grammaticaux)
- l'utilisation de connecteurs logiques (mais, alors, d'où ...)
- l'utilisation de connecteurs chronologiques (ce matin, le lendemain...)
- le choix d'un système de temps (récit ou discours)
- le choix d'un système énonciatif
La cohérence se manifeste au niveau global du texte.La cohérence est assurée par les éléments de cohésion, mais aussi par le contexte (le type de texte, le destinataire, l'époque...), la logique, l'organisation spatiale, la sémantique...

Combinatoire
Il s'agit de la relation entre l'oral (phonèmes) et l'écrit (graphèmes)
Le phonème est l’unité minimale de l'oral.
Le français comporte 36 phonèmes : 16 sons voyelles, 17 sons consonnes, 3 semi-voyelles. C'est le phonème [a] le plus fréquent, les phonèmes [gn] et [oe] les plus rares.
Une langue est caractérisée par les sons qui la composent : le phonème [y] comme dans tortue par exemple n'existe pas en espagnol. Ainsi, des enfants dont la langue maternelle n'est pas le français peuvent avoir des difficultés à prononcer et à lire certains sons.
Le graphème est l’unité minimale de l'écrit.
Il est constitués par des lettres, des groupes de lettres et éventuellement l'adjonction de signes diacritiques (accents, cédille, tréma).
Processus d'apprentissage de la combinatoire (Du son vers le code écrit) :
- découverte de sons voyelles ayant une relation phonème /graphème simple (a, i, u, e muet), puis association avec des consonnes monovalentes (b, ch, d, l ...).
- découverte de relation phonème / graphèmes plus complexes dépendant d'une association (c+a, c+i) ou de la position (sec, pose).Un graphème correspondant à plusieurs phonèmes.
- découverte de relations phonèmes/ graphèmes plurielles.
Un phonème correspondant à plusieurs phonèmes (in, im, ain, aim, ym, ein, en)

Communauté éducative
Rassemble les élèves et tous ceux qui en ont la charge dans l’école ou sont en relation avec eux. La communauté éducative peut intervenir dans le cadre de l’élaboration du projet d’école.

Compétence
Ensemble de savoir (Connaissance) et de savoir-faire (Utilisation des connaissances).(Ex : Etre capable de faire une division)
C’est le moyen de tester tout ou partie de cette capacité ; La compétence est l’aptitude à faire telle ou telle chose dans des conditions déterminées (LE ROBERT).
C’est la capacité de produire des performances cohérentes entre elles et adaptées à une situation. Elle intègre des savoirs (connaissance impliquant la seule compréhension) et des savoir-faire (aptitude à agir). La compétence ne peut s’évaluer qu’à travers les performances qu’elle autorise.
Ce que les enfants doivent savoir faire à la fin :
- de la séance
- de la séquence
ou
-du cycle
On a 3 types de compétences :
-des compétences qui touchent à un savoir-faire
-Des compétences liées à des savoir
– être : écouter la maîtresse….
-des compétences de type méthodologique : savoir utiliser un ordinateur…..-
des compétences d’ordre disciplinaire.
Bannir le mot « objectif » et utiliser celui de « compétence » ou bien préciser « objectif du maître ». L’objectif du maître c’est l’acquisition des compétences.

Compréhension de texte
C'est appréhender le sens d'un discours ou d'un écrit.
- compréhension littérale ou ponctuelle mettant en relation quelques termes explicites du texte
- compréhension intégrale ou globale, mobilisant l'ensemble du texte
- compréhension fine nécessitant une opération logique de déduction à partir de quelques indices textuels. L'enfant doit être capable d'inférer, c'est à dire, induire une information qui n'est pas explicitement donné dans le texte à travers des indices qui y figurent.
L'enfant a compris lorsqu'il peut dépasser la simple reconnaissance des mots pour en traduire la signification à l'aide de termes bien à lui.

Concept
Représentation mentale abstraite élaborée à partir de notions. Les concepts scientifiques présentent deux caractères inséparables : ils permettent d’expliquer et de prévoir.
Le fonctionnement intellectuel utilise généralement un ensemble de concepts organisés en réseau appartenant à un ou plusieurs champs de connaissance. Un concept est lié aux connaissances actuelles il est donc évolutif.

Conceptualisation de l’écrit
Dès la Petite Section de Maternelle, les jeunes enfants sont confrontés à la construction d'une culture de l'écrit et vont prendre conscience peu à peu des règles de son fonctionnement et des rapports entre aspects phoniques et graphiques de la langue.
- l'écriture pré-syllabique : l'enfant produit des traces qui tendent à ressembler à l'écrit (une succession de lignes par exemple), mais qui n'ont pas de relation avec la forme orale du message. Il postule, en revanche, un lien entre la graphie d'un mot (signifiant) et l'objet lui-même (signifié). Le mot train, selon ce principe, serait un mot long : il est considéré comme une image de l'objet désigné (logogramme).
- l'écriture syllabique : l'enfant tient compte de liens et de correspondances entre signes linguistiques et oral : découpage de la chaîne écrite, graphies plus ou moins longues (notion de quantité), utilisation d'un capital de graphèmes connus : lettres du prénom, des jours de la semaine ...
- l'écriture alphabétique : l'enfant a repéré les principes de correspondances phonographiques. Chaque signe graphique correspond à un phonème. (Voire combinatoire)

Conflit socio-cognitif
Le conflit cognitif est la tension provoquée, chez un individu, par l’incompatibilité entre des représentations contradictoires. Il conduit l’apprenant à modifier sa conception ancienne. Le terme de conflit socio-cognitif s’applique lorsque l’opposition entre conceptions différentes concerne plusieurs individus.
Les modèles constructivistes se basent sur l’hypothèse d’une construction progressive des connaissances exigeant la remise en cause des conceptions des élèves. L’enseignant peut utiliser les différences entre les modèles explicatifs pour organiser des situations didactiques faisant appel au conflit socio-cognitif.

Conseil de cycle
Chaque école doit s’organiser pour travailler en cycles. Les décisions importantes sont prises par le Conseil de Cycle. Les maîtres du Conseil élisent leur Président qui anime les réunions. Ce conseil décide en particulier des passages et des maintiens. Il travaille en liaison avec le Conseil des maîtres et le Conseil d’école.

Consignes
Pédagogiquement, le terme est très important. Il s'agit pour l'enseignant de donner aux élèves les indications qui leur permettront d'effectuer dans les meilleures conditions le travail qui leur est demandé : objectif de la tâche, moyens à utiliser, organisation (en particulier temps imparti), etc.Les critères d'évaluation doivent également être clarifiés dès le départ. Il est d'abord indispensable, même si cela peut paraître évident, de vérifier que les enfants ont bien entendu ce que l'enseignant a demandé. Il faut également que le maître s'exprime de façon claire, en utilisant des termes précis, dont il doit également s'assurer qu'ils sont bien connus des élèves. Un grand danger en effet serait qu'ils n'effectuent pas correctement la tâche demandée uniquement parce qu'ils n'auraient pas compris ce qui était attendu d'eux. La qualité du travail s'entrouverait compromise et toute évaluation bien sûr faussée. La répétition de la consigne par un ou plusieurs enfants, son explicitation par d'autres, la reprise par le professeur, voire au moyen d'un premier exemple, sont donc essentielles.

Contenus
La « didactique des langues » est appelée plus justement par certains spécialistes « didactique des langues-cultures », parce que ses contenus sont à la fois linguistiques et culturels.
– Les contenus linguistiques sont classés traditionnellement en lexique, phonétique-orthographe, et grammaire (morphologie et syntaxe). En ce qui concerne la grammaire, d’autres types de description de la langue sont apparus plus récemment, faisant apparaître des phénomènes différents et/ou proposant des classements différents des formes linguis­tiques : ce sont la grammaire textuelle (phénomènes liés à la cohésion et à la progression d’un ensemble de phrases), la grammaire de l’énonciation (phénomènes liés à la subjectivité du locuteur/auteur et à la prise en compte par celui-ci de la subjectivité de l’interlocuteur/destinataire), la grammaire notionnelle-fonctionnelle (classement des formes linguistiques en notions générales, notions spécifiques et fonctions langagières).
– Les contenus culturels sont ceux qui sont décrits et analysés par différentes disciplines telles que l’ethnologie, l’histoire, la géographie, l’art, la politique, l’économie, la sociologie, etc. Dans les débuts de l’enseignement, ces contenus culturels sont généralement présentés regroupés par thèmes très généraux ou situations de la vie quotidienne (la famille, au restaurant, un anniversaire). Lorsque le niveau des élèves le leur permet, les textes littéraires peuvent être utilisés comme *supports d’enseignement/apprentissage de contenus culturels.
Tout *support didactique écrit ou oral peut être décrit en termes de contenus linguistiques, culturels, thématiques et situationnels.

Critères d’évaluation
Ensemble des points qui font l’objet de l’évaluation. Pour un dessin d’observation par ex travail soigné, mise en page harmonieuse, respect des proportions …

Critères de réalisation
Ce sont les modalités d’action, pour réaliser la tâche correctement

Critères de réussite
Différents points qu’il convient de réussir pour que l’objectif soit atteint.
Ils doivent être très précis . En présence d’une correction type l’élève doit être capable d’auto évaluer son travail sans ambiguïté.
Pour un croquis à légender par ex. : au moins 8 termes exacts sur 12.Croquis : représentation graphique volontairement simplifiée, limitées aux grandes lignes de l’objet.
Dessin : représentation graphique d’un objet aussi précise que possible.
Diagramme : 3 définitions différentes suivant le contexte
-descriptif : tracé géométrique sommaire des parties d’un ensemble et de leur disposition les unes par rapport aux autres
–fonctionnel : schéma dont les éléments sont simplifiés à l’extrême, réduits à des formes géométriques et des flèches
–graphique : tracé destiné à présenter sous une forme graphique le déroulement et les variations d’un ou plusieurs phénomènes.

Déictique
Se dit d'un élément linguistique : pronom, adverbe de lieu ou de temps, démonstratif, particule, etc., dont le sens varie selon le contexte et dont la fonction est d'actualiser le discours ; par ex., dans ce jour -là, ce et là sont des déictiques. Ce sont des mots propres au discours (dans l'éternelle opposition discours/récit).....ces déictiques sont des mots qui, pour être compris, nécessitent la de se référer à la situation d'énonciation.....un exemple s'impose:dans la phrase: hier je suis allé me promener....pour comprendre "hier" il faut connaître la situation d'énonciation....si l'on est pas participant ou si l'on a pas d'autre indices on ne peut pas dater précisément l'événement...."hier" est un déictique....idem pour les démonstratifs.....pour "ce", "cette"...et tous leurs amis il faut avoir d'autres élément pour les comprendre....
La notion de déictique est donc liée à celle d'anaphore et de cataphore...

Démarches (Méthode)
Deux réalités :
Quelque chose qui s’apparente aux méthodes pédagogiques. Pour enseigner on peut utiliser :
o La méthode expositive ou frontale : présenter une règle puis l’appliquer à travers différents exos.
o La méthode interrogative : questions fermées pour amener les élèves là où on veut.
o Les méthodes actives : c’est l’enfant qui construit son apprentissage ; méthodes globalement utilisées actuellement ex : situations – problèmes, expériences, observations….on met l’enfant au centre de ses apprentissages, le maître est médiateur. Méthodes préconisées par Freinet et Montessori entre autres ;
Second sens du mot démarche : opérations mentales que vont effectuer les apprenants pour acquérir un savoir
o La démarche inductive : on va aller du particulier au général ex : la grammaire on commencera par des exemples puis les règles de fonctionnement.
o La démarche déductive : on part du général au particulier ex en grammaire on donne la règle puis des exos d’application = méthode expositive.
o La démarche analogique : on utilisera un exemple concret qu’on va mettre en parallèle avec le savoir qu’on veut faire acquérir.
o La démarche dialectique : provoquer une discussion où les enfants échangent leur point de vue d’où conflit qui permettra de développer le savoir.
o La démarche divergente : utilisée dans la création artistique, littéraire, poétique = mettre ensemble des mots qui n’ont aucun rapport et demander aux élèves de construire qchose, ça suscite la création ex : le binôme imaginatif = ça renvoie à des conceptions de l’apprentissage.

Transmissive
Le rôle du maître consiste à dispenser des savoirs. L'élève est passif et doit s'organiser au mieux pour apprendre.La démarche transmissive permet d'enseigner à un grand nombre d'élève.
1-Communication du savoir (Cour magistral)
2-Exercices d'entraînement et de réinvestissement
3-Evaluation sommative

Béhavioriste
Le rôle du maître consiste à guider l'élève. L'apprenant est actif mais peut avoir du mal à acquérir une vision d'ensemble des connaissances et à réinvestir celles-ci.
1-Découverte des compétences à acquérir
2-Atteindre l'objectif ou le sous-objectif
3-Evaluation et approbation du maître
3-Exercices d'entraînement et de réinvestissement

Modélisante
La démarche modélisante peut renvoyer à des processus pédagogiques opposés :
soit à l' imitation d'un modèle (exercices faisant suite à une règle à appliquer, écrire un texte à la manière de ...), l'élève se trouvant dans une situation passive.
soit à la construction de modèles, l'élève se trouvant dans une situation active.

Appropriative (constructiviste) / Déductive
Le rôle du maître consiste à aider l'élève à construire son savoir, il devient médiateur.
1-Analyse de documents dans un certain objectif
2-Réalisation d'une grille d'évaluation
3-Projet d'écriture avec possibilité de retour aux documents
4-Evaluation formative

Appropriative (constructiviste) / Inductive
Le rôle du maître consiste à aider l'élève à construire son savoir, il devient médiateur.
1-Projet d'écriture
2-Production d'un écrit
3-Critique de la production
4-Analyse de document : interaction lecture/écriture
5-Réécriture à l'aide d'une grille de réécriture
6-Evaluation formative

**********

Démarche impositive
Le PE expose une notion, l'élève la note, l'apprend et la restitue.
Démarche inductive
(qui va du particulier au général. on constate que certains mots fonctionnent avec telle règle comme par ex: les adverbes en -ment, on donne aussi une exception puis une règle général)
1. Observation d'exemples variés d'un concept, d'une notion, d'une règle.
2. Première élaboration d'une définition.
3. Observation de nouveaux exemples et contre-exemples.
4. Élaboration d'une définition plus fiable, plus complète.

Démarche déductive
(« aller du général au particulier » : consiste à exposer ce qui doit être appris en commençant par un énoncé d’ordre général pour finir par des exercices d’application, donc par des cas particuliers)
1. Observation d'une règle, d'un principe, d'une donnée.
2. Élaboration d'exemples variés ou de cas particuliers, "conséquences possibles" de la règle(si. 1., alors. 2.).

Démarche scientifique
1. Face à une situation-problème, formuler des hypothèses.
2. Choisir une hypothèse et inventer l'expérience qui permettra de vérifier celle-ci.
3. Réaliser l'expérience.
4. Confronter le résultat de l'expérience à l'hypothèse de départ.
5. Améliorer l'hypothèse de départ ou choisir une nouvelle hypothèse.

Démarche technologique ou d'anticipation
1. Définir le "produit" à fabriquer (à quels critères d'évaluation, à quel "cahier des charges"devra-t-il satisfaire ?).
2. Rechercher des solutions, des procédures, des moyens de fabrication.
3. Rechercher (et représenter s'il s'agit d'un objet technique) les étapes de la fabrication.
4. Organiser la fabrication (dans le temps et entre individus).
5. Fabriquer.
6. Confronter le produit à sa définition (1.) et rectifier la fabrication si nécessaire.

Démarche de résolution de problème
1. Représenter la situation-problème : données connues et inconnues à rechercher.
2. Repérer les étapes de la recherche.
3. Choisir et utiliser des "outils" de résolution.
4. Valider le résultat final en le confrontant à la représentation initiale.

Démarche créative
1. "Tripatouiller" librement, manipuler sans projet bien défini.
2. Observer.
3. Réaliser, expérimenter de façon plus réfléchie, plus consciente, en conformité avec un projetpersonnel qui s'élabore peu à peu.
4. Observer.
5. Combiner - organiser - créer, conformément au projet personnel mieux élaboré.
6. Communiquer son projet. Interpréter les projets d'autrui.

Démarche d’apprentissage
Séquence d'opérations cognitives et affectives par lesquelles un élève rassemble les préalables et accomplit les étapes nécessaires à l'intégration et à la maîtrise d'une nouvelle habileté. Le respect de cette démarche doit structurer, pour l'enseignant, la construction d'une activité d'apprentissage.

Devoir
Il s’agit d’un travail écrit imposé à un élève.
On distingue :
- l’exercice écrit d’application effectué à la suite d’une leçon
- le devoir en étude dirigée, vise à s’assurer dans un temps différé de l’assimilation de notions
- le devoir de contrôle.
Les devoirs écrits à la maison sont interdits depuis 1956 et réintégrés dans la journée scolaire par le dégagement de 5 h hebdomadaires. Il s’agit des études dirigées.

Didactique
1/c’est la façon de présenter les connaissances et savoir à transmettre, c’est une démarche intellectuelle relative au savoir.C’est l'étude des moyens de transmission des connaissances
2/c’est une réflexion d’ordre psychologique et épistémologique visant à fonder les pratiques pédagogiques sur une approche rationnelle des mécanismes en jeu dans la transmission des connaissances.

Différenciation pédagogique
C’est une démarche qui cherche à mettre en œuvre un ensemble diversifié de moyens et de procédures d’enseignement et d’apprentissages, afin de permettre à des élèves d’age, d’aptitudes, de comportements, de savoir faire hétérogènes, mais regroupés dans une même division, d’atteindre par des voies différentes des objectifs communs.Il n’est pas demandé à l’enseignant de s’adapter à chaque élève, cette attitude n’est ni possible matériellement, ni souhaitable car elle supprimerait chez l’enfant tout effort d’adaptation.

Différencier
Voir pédagogie différenciée
ll y a différenciation en classe lorsque des élèves différents ou des groupes différents d’élèves réalisent à un moment donné des *activités différentes quant à une ou plusieurs des caractéristiques suivantes : les *objectifs, les *dispositifs, les *contenus, les *supports, les *aides et *guidages, les *tâches, les *méthodes. Ces caractéristiques constituent les « domaines de différenciation » possibles. Voir *variation, *pédagogie différenciée.

Discipline
Ce terme peut signifier :
- un domaine scolaire d’études (maths, histoire…)
- l’observance de l’ensemble des règles qui régissent une communauté, scolaire ou autre.

Dispositif
Ensemble des moyens mis en place pour parvenir à un *objectif ou réaliser une *tâche de manière optimale. Il concerne en particulier le *support utilisé, le matériel disponible, le *guidage et l’aide fournis ainsi que les modes d’organisation et de gestion de l’espace, du temps, et de la dimension collective :
– Le *support : dialogue ou texte de base, image à commenter, ensemble de documents faisant partie d’un dossier de civilisation…
– Le matériel : manuels, cahiers d’exercices, *exercices enregistrés, dictionnaires, encyclopédies, livres de grammaire, magnétophones, ordinateurs, grandes feuilles blanches avec marqueurs...
– L’aide et le *guidage, ou apport extérieur à la tâche destiné à en faciliter la réalisation.
– L’espace : disposition des tables, déplacements des apprenants et de l’enseignant en classe, utilisation d’autres espaces tels que la bibliothèque de l’établissement, la salle informatique, le domicile de chaque élève pour le travail personnel, etc.
– Le temps : durée fixée en classe pour une *tâche, répartition du travail sur plusieurs *séances, délais impartis pour effectuer un travail, *activités revenant périodiquement, rythme plus ou moins lent ou plus ou moins soutenu imposé à une activité, planning couvrant des périodes plus ou moins longues, utilisation du temps hors classe, etc.
– Le collectif : constitution des groupes, alternance et articulation entre le travail individuel et le travail en grand groupe, en groupes restreints ou en groupes de deux (« binômes » ou « tandems »).

Documents iconographiques
Photographie ; représentation graphique (dessin, croquis, schéma) ; document de synthèse (ex. carte topographique, géologique ou de végétation, image de synthèse obtenue par traitement informatique de données numériques.) ; représentation chiffrée (tableau, graphique).

Droit
Faculté d’accomplir une action, de jouir d’une chose, d’y prétendre, de l’exiger./ Le droit : les règles qui régissent les rapports entre les hommes. Ensemble des dispositions juridiques qui règlent les rapports entre les hommes.

Echec scolaire
On considère en échec les élèves qui ont des carences considérables dans les apprentissages de base quelle qu’en soient les raisons.
Il est difficile d’en analyser les causes premières et réelles, mais de plus en plus on en est venu à considérer que l’échec était dû moins au jeune lui même qu’à l’inaptitude du système éducatif à réaliser pour tous les enfants sa mission éducative.

Ecriture
Représentation des mots, des idées, du langage au moyen de signes. Caractères écrits, forme des lettres tracées. Manière particulière à chacun de former les lettres.L'écriture peut être cursive (minuscules attachées) ou scripte (minuscules détachée).
L'écriture cursive permet d'écrire plus vite, alors que l'écriture scripte est lue plus vite.
Logogramme : signe ou dessin représentant un élément de langage, terme très général qui englobe les pictogrammes, les idéogrammes et les phonogrammes.
Pictogramme : signe ou dessin représentant une chose ou un objet concretOn peut trouver des pictogrammes combinés pour représenter une chose (exemple : le signe chinois du soleil sur celui du chiffre "un" représente l'aube)
Idéogramme : plusieurs pictogrammes combinés pour représenter un concept ou quelque chose d'abstrait.(exemple : les pictogrammes chinois du soleil et de l'arbre signifie la direction "est")
Le phonogramme signe qui ne représente pas une idée, mais un son : groupes de souffle, mots, syllabes, phonèmes.Une des écritures des Egyptiens, le hiéroglyphe, a connu à peu près tous les stades de l'évolution de l'écriture. D'abord composée de pictogrammes et d'idéogrammes, elle s'est ensuite enrichie de phonogrammes et comptait même vers la fin des caractères utilisés en tant que lettres...

Education civique
Elle a pour objet de transmettre aux élèves les principes de règles de vie individuels et collectifs, nécessaires à la vie en société. Elle est généralement comme un pilier de l’école républicaine et est souvent associée à l’éducation morale, surtout en primaire. Mais dans les horaires et les programmes, leur présence n’est pas continue.L’éducation civique s’est d’abord appelé « instruction civique et morale » et ne concernait que l’école élémentaire. Après la seconde guerre, elle entre dans le secondaire. Dans les années 70, on enseigne l’histoire et la géographie ensemble. Au milieu des années 80, l’éducation civique reprend sa forme autonome. Avec 1h/semaine. Depuis 1995, changement, et elle est négligée dans l’enseignement. Ce n’est pas une discipline comme les autres.
L’éducation civique est liée à la laïcité : il faut à la fois admettre que nous sommes dans des sociétés plurielles, en accepter les conséquences pratiques, et tenir fermes sur quelques principes solides, que nous offre la problématique des droits de l’homme. En affirmant que l’homme est source et titulaire du droit, en faisant de la personne humaine la fin de la société, en proclamant l’égalité des droits, l’éthique des droits de l’homme présente un socle sur lequel bâtir l’éducation civique et tenter de construire les solutions aux problèmes d’aujourd’hui et de demain. Fonder l’éducation civique sur les droits de l’homme permet aussi d’ouvrir le débat sur la dimension internationale et en particulier européenne de cette éducation.

Eduquer
L’Education se situe plutôt au niveau du comportement: le sens premier d'éduquer, c'est nourrir, élever.
Ensemble des processus aidant l’enfant à passer progressivement de sa propre enfance et le mener vers un état plus adulte et plus librement épanoui, par la socialisation, la reconnaissance d’autrui et l’affirmation de soi et de ses capacités propres. L’objet de l’éducation est la personne elle-même.Il n’y a pas d'éducation sans instruction ( il en faut un minimum) : pour être un bon citoyen, tu peux "bien te comporter" mais si tu ne connais pas tes droits et devoirs alors ça ne sert à rien.

Effet Pygmalion
Pygmalion, sculpteur grec de l'antiquité, a créé, d'après la légende, une statue de femme d'une telle beauté qu'il en est tombé amoureux. Ayant demandé aux dieux de donner vie à cette statue, la déesse Aphrodite l'a exaucé.
En pédagogie, effectuer des hypothèses sur le devenir scolaire d'un élève et les voir effectivement se réaliser, a pris le nom d'effet Pygmalion.
Le problème est d'importance, car si les enfants des milieux défavorisés réussissent moins bien à l'école que les enfants des milieux favorisés, (voir Bernstein, Échec scolaire, Sociologie de l'éducation), la cause pourrait ne pas être uniquement celle que l'on croit.
- Rosenthal a découvert l'effet Pygmalion en réalisant l'expérience suivante :
-Après avoir constitué deux échantillons de rats totalement au hasard, il informe un groupe de six étudiants que le groupe n° 1, comprend 6 rats, sélectionnés d'une manière extrêmement sévère. On doit donc s'attendre à des résultats exceptionnels de la part de ces animaux.
- Il signale ensuite à six autres étudiants que le groupe des 6 rats n° 2 n'a rien d'exceptionnel et que, pour des causes génétiques, il est fort probable que ces rats auront du mal à trouver leur chemin dans le labyrinthe. Les résultats confirment très largement les prédictions fantaisistes effectuées par Rosenthal : certains rats du groupe n° 2 ne quittent même pas la ligne de départ.
Après analyse, il s'avère que les étudiants qui croyaient que leurs rats étaient particulièrement intelligents, leur ont manifesté de la sympathie, de la chaleur, de l'amitié ; inversement, les étudiants qui croyaient que leurs rats étaient stupides, ne les ont pas entourés d'autant d'affection.
• L'expérience est ensuite tentée avec des enfants, à Oak School, aux U.S.A., par Rosenthal et Jacobson, mais en jouant uniquement sur les attentes favorables des maîtres.
Les chercheurs, sous prétexte d'éprouver une nouvelle technique de test permettant de prédire la réussite scolaire des élèves, demandent aux enseignants de bien vouloir faire passer ledit test à tous les élèves de leur classe ; au cours d'une conversation ultérieure à bâtons rompus, et tout à fait incidemment, ils donnent à l'enseignant les noms des cinq élèves de la classe susceptibles de réaliser les progrès les plus impressionnants.
Chose extraordinaire, ces prévisions fantaisistes se réalisent pleinement !
Cette expérience a été tentée de nouveau par d'autres chercheurs dans d'autres institutions, mais les résultats obtenus sont loin d'être aussi nets que dans l'expérience princeps de Rosenthal et Jacobson.
Cette réserve majeure ayant été formulé, il demeure certain que les attentes du maître vis-à-vis de la réussite de l'élève se traduisent par des comportements subtils dont l'influence sur les résultats des enfants est loin d'être négligeable.

Elève
Un élève est un enfant ayant un statut dans une institution publique d’éducation où il remplit une obligation sociale (apprendre) et où la République leur assure l’égalité des droits et les met en situation d’apprentissage.
Le terme d'élève correspond à un statut social, bien identifiable surtout pendant la période de l'enseignement obligatoire. Il est parfois considéré comme un métier. On préfère parfois le terme plus général d'apprenant* qui ne fait pas référence au même statut social.

Elision
Suppression dans l’écriture ou la prononciation de la voyelle finale d’un mot, devant la voyelle initiale du mot qui suit, ou devant un h muet. Ex : L'avion

Enfance
Période de la vie de l’être humain qui va de la naissance à la puberté.

Enseigner
Dispenser des savoirs programmés qui seront appris en dehors des cours

Equipe éducative
Rassemble de directeur, les maîtres, le réseau d’aide, les parents, éventuellement le médecin scolaire, l’assistante sociale scolaire…afin de résoudre les problèmes graves d’intégration d’un élève (comportement…).

Etayage
Jerôme Bruner introduit la notion d’aide au développement (interaction de tutelle) : l’intervention d’un tuteur rend l’enfant capable de résoudre un problème qui aurait été, sans cette assistance, au-delà de ses possibilités.
- fonction de maintien et de guidage de l’attention de l’élève
- fonction de finalisation
- fonction de prise en charge des éléments de la tâche hors de la portée des enfants
- fonction de contrôle de frustration
- fonction de démonstration ou de représentation de modèle
- fonction d’évaluation ou de feed back

Evaluation
Acte par lequel on porte un jugement sur un événement, un individu, en se référant à des critères.
L'évaluation est une collecte des informations qui permet de juger le niveau des élèves ou l'efficacité d'un dispositif pédagogique. On distingue plusieurs types d'évaluation : l'évaluation pronostique (avant un apprentissage*), l'évaluation diagnostique (repérage de difficultés), l'évaluation formative (amélioration du dispositif pédagogique), évaluation formatrice (responsabilisation de l'élève), évaluation sommative (contrôle des connaissances acquises).

Evaluation diagnostique
Permet au maître de s’assurer que les pré requis sont bien maîtrisés pour pouvoir aborder la leçon suivante. C’est le rôle des évaluations nationales de GS, CE2, 6ème. C’est aussi une façon de faire émerger les représentations initiales des élèves.

Evaluation formative
Elle a pour but de faire comprendre pourquoi l’élève se trompe. Cette forme d’évaluation s’intéresse donc aux démarches que les élèves utilisent afin d’arriver au résultat. Intérêt pour les brouillons. Elle fait partie intégrante des pratiques pédagogiques.
Elle intervient en principe au terme de chaque tache d’apprentissage et a pour objet d’informer élèves et maîtres du degré de réussite atteint et éventuellement de découvrir en quoi l’élève éprouve de difficultés d’apprentissage en vue de lui permettre de découvrir des stratégies qui lui permettent de progresser.

Evaluation formatrice
Permet à l’élève de prendre conscience de son cheminement mental : les stratégies qu’il choisit et qu’il utilise. Elle lui montre ses difficultés et ses succès.Cette forme d’évaluation est au service de l’autonomie, puisqu’elle conduit progressivement à l’auto- évaluation.

Evaluation normative
Elle est la mesure d’un écart entre un résultat réel et une attente ou une exigence.C’est se référer, pour apprécier la performance d’un élève, aux performances d’autres élèves (barème..).

Evaluation prédictive
Elle intervient pour prédire une performance dans une activité donnée ou pour déterminer l’aptitude à révéler certains apprentissages.

Evaluation relative
Mesure les progrès d’un élève sans le comparer aux autres. Elle est utilisée par exemple dans le cadre de la pédagogie différenciée, ou la pédagogie du contrat, pour voir l’avancement des élèves.

Evaluation sommative = évaluation bilan
Elle permet de faire le point sur un ensemble de compétences , après une action de formation. Vérifier si un niveau d’apprentissage a été atteint. Permet de situer les élèves les uns par rapport au autre, les différencier.

Evaluer
Confronter les projets aux résultats : appréciation, jugement, mesure. Porter un jugement sur la valeur en fonction de critères précis.C’est
-repérer la place de l’élève au sein d’un groupe.
-prendre en compte en permanence dans la classe, tous les comportements des élèves.
-permettre à l’élève de mieux connaître ses performances.
-jauger sa propre action pédagogique pour accroître son efficacité.
-faire le bilan de toutes les acquisitions de l’élève.
-apprécier la progression de l’élève.
-permettre à l’évalué de percevoir, puis de formuler de lui-même des objectifs.
-préparer l’orientation de l’élève.
-s’interroger sur l’élève, s’il possède les capacités nécessaires à un nouvel apprentissage.
-définir les « savoir », « savoir-faire » et « savoir-être » nécessaires à l’entrée d’un cycle d’apprentissage parce qu’ils seront mis en œuvre dans l’apprentissage mais ne seront pas enseignés..

Exercices structuraux
Les exercices structuraux permettent le réinvestissement à court terme de notions qui viennent d'être abordées (ils s'opposent donc à des exercices de découverte). Ils sont donc conçus comme des supports d'entraînement en dehors de tout contexte et de toute finalité sociale. C'est pourquoi il est important de les articuler à des pratiques afin de leur donner du sens (ex : projet d’écriture).

Expérience
Dispositif expérimental comprenant la situation témoin et une ou plusieurs situations expérimentales. Il n’y a donc pas d’expérience sans témoin ou sinon il s’agit d’une manipulation. Dans la démarche scientifique il n’y a jamais d’expérience sans hypothèse préalable.
L'expérience est une activité réalisée pour mettre à l'épreuve (vérification) des hypothèses préalablement émises ; elle nécessite une modification de certains paramètres d'un système

Finalité
On parle des « finalités » pour désigner les buts généraux spécifiques au système éducatif, qui, contrairement aux *objectifs, ne peuvent jamais être totalement atteints, sont difficilement évaluables objectivement, et correspondent plutôt à une direction que l’on donne à son action, à un horizon visé, à un idéal vers lequel on tend. Ces finalités sont la formation intellectuelle (capacités d’analyse, de synthèse, d’argumentation,…), la formation esthétique (capacité à apprécier le beau sous toutes ses formes) et la formation éthique (sens de la responsabilité, respect des autres, autonomie, sens critique, sens civique,…). Le professeur de langue, lorsqu’il agit en fonction de ces finalités, se veut un éducateur. Voir *objectif.

Finalités de l’éducation
Education
Instruction
Formation du citoyen

Gestion de la classe
Elle résulte de l’ensemble des actions (clarifier, contrôler, stimuler, respecter) par lesquels l'enseignant aménage l'environnement éducatif de son groupe d'élèves afin de favoriser l'atteinte par ceux-ci des objectifs d'apprentissage

Grammaire
La grammaire est l’étude et la description des structures et des règles de fonctionnement syntaxiques, morphologiques, et phonétiques.
La grammaire de phrase, prend comme plus grande unité d'étude le cadre de la phrase, l'unité minimale étant le mot.
La grammaire textuelle permet, de rendre compte de questions sémantiques (ce qui n'était pas toujours le cas dans l'étude de phrases hors contexte), de la chaîne référentielle du système temporel utilisé (récit ou discours)… (Voir Cohérence et Cohésion)
Sur le plan didactique, la grammaire de phrase est plus normative, elle prescrit le bon usage, alors que la grammaire textuelle développe une attitude réflexive en ce qui concerne le fonctionnement de la langue, la cohésion d’un texte, et prend davantage en compte la variation langagière.

Graphème
Les phonogrammes : graphèmes chargés de transcrire les phonèmes ainsi que leur règle de position (girafe, guerre)
Les morphogrammes grammaticaux : graphème chargés de transcrire des marques grammaticales
- le nombre (s dans les cahiers),
- le genre (e dans une amie),
- les désinences verbales (s pour la personne dans «tu chantes» ; era pour le temps dans «il chantera»).
Les morphogrammes lexicaux : graphème chargés de transcrire des marques lexicales
- la lettre finale de nid se retrouve dans nidifier ;
- la voyelle interne de lait a se retrouve dans lacté.
Les logogrammes graphème chargés de distinguer les homophones, permettent de distinguer hors contexte le sens d'un mot : vin, vain, vint, vingt ...

Homonyme
Se dit de mots de même prononciation mais de sens différents

Homophone
Se dit des homonymes de sens et d’orthographe différents.

Polysémie
Se dit de mots qui ont plusieurs sens : «Mieux vaut boire une bonne bière qu'être mis en bière.»

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